Toulouse : pas de locaux pour les fachos

Publié le par solidaires82

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine

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antifa.jpgL’Union Antifasciste Toulousaine tient à dénoncer l’ouverture d’un « local identitaire ». Son nom, « l’Ostal » fait passer le lieu pour une belle maison promouvant la culture occitane alors que c’est le Bloc Identitaire et les Jeunesses Identitaires qui essayent encore de se cacher pour mieux brouiller les pistes en instrumentalisant la culture occitane.

Pour Rappel Le Bloc Identitaire se veut et depuis 10 ans (déjà !), la nouvelle organisation politique qui voudrait rompre avec le folklore et le romantisme qui caractérise l’extrême droite radicale qu’incarne le bonehead, le skinhead d’extrême droite.Le Bloc essaie de se donner une image moderne, jeune, dynamique et surtout sans tatouage (visible), sans crâne rasé, sans rangers et sans dérapage (public). Une image sans cesse écornée au fil des années par leurs nombreuses apparitions publiques qui s’accompagnent souvent de débordements violents et racistes. Pas si étonnant lorsqu’on connaît le pédigrée des chefs et l’origine du mouvement.

Le Bloc a été fondé par des anciens d’Unité Radicale, une organisation dissoute par les autorités suite à la tentative d’assassinat ratée de Jacques Chirac, le « terroriste » faisait activement partie d’Unité Radicale.

 

Un local pour et par les fachos

Le 11 février 2012 se tenait l’inauguration privée de « l’Ostal » situé au 36 des allées de Barcelone. Une trentaine de personnes y assistaient, un public majoritairement masculin. Étaient présent Richard et Olivier Roudier [1] mais aussi de quelques boneheads toulousains [2].

Tout ce beau monde a pu pendant plusieurs heures satisfaire l’égo surdimensionné de Matthieu Clique [3], véritable instigateur de cette triste initiative. Une première soirée et déjà des débordements, plusieurs convives ont passé la nuit au commissariat et seront convoqués prochainement devant la justice…

On pouvait aussi compter sur Actutoulouse avec l’étudiante journaliste Céline Lemaire qui multiplie les reportages amicaux et convenus avec les identitaires toulousains [4].

 

Hold-up sur la culture occitane et le reste

On note qu’ils reprennent ouvertement le nom du siège des associations occitanes situé lui aussi à Toulouse : l’Ostal d’Occitania. On attend avec impatience la réaction des véritables associations occitanes sur cette honteuse récupération. On reste dubitatif quand on sait que le chef des Identitaires Toulousains qui s'autoproclame grand défenseur occitaniste est grenoblois, étudiant à Toulouse depuis moins de 3 ans, ca manque de légitimité pour un rôle aussi important…

On doute aussi que les militants identitaires puissent aligner une phrase en occitan. On doute que leur local ne comporte la moindre promotion de la culture occitane ou alors en quantité et qualité minimale pour en mettre plein la vue aux visiteurs non avertis ou à Céline Lemaire [5]…

Le militant identitaire se fout de la culture, il est là pour s’implanter coûte que coûte en manipulant les identités, le terroir, la culture locale pour mieux semer le trouble dans les esprits et se forger une légitimité de terrain pour mieux vomir leur haine de l’étranger. Avant d’être une maison occitane, ce lieu sera avant tout le local politique du Bloc Identitaire et des Jeunesses Identitaires. Un lieu pour faire des réunions, pour inviter des intellectuels d’extrême droite, pour s’entrainer à la boxe, pour boire de la Kronenbourg et aller ratonner en ville.

 

Triste lendemain

On ne peut que s’inquiéter de l’implantation de ce local. L’expérience des autres villes où ce type de lieu a vu le jour est édifiante. Ce lieu est voué a devenir le point de rencontre de l’extrême droite locale qui sera redynamisée par cette victoire (implantation concrète) [6]. C’est ce qui manquait à Toulouse, un lieu pour réunir les divers fachos, boneheads et autres hooligans du TFC.

 

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L’Union Antifasciste Toulousaine s’insurge ouvertement contre ce nouvel épisode marquant la triste histoire de l’extrême droite toulousaine.

 

L’Union Antifasciste Toulousaine demande la fermeture du local s itué au 36 allée de Barcelone.

 

L’Union Antifasciste Toulousaine appelle dés à présent les associations, les structures, les organisations progressistes et toutes les bonnes volontés à se mobiliser ensemble pour établir un front commun et laver la réputation d’une ville : 

Toulouse est et restera une ville antifasciste !!!


[[1] Un livre ne suffirait pas pour évoquer les condamnations des nazillons : plusieurs affaires suivies ou non de condamnations pour violences, port d’arme et le tout, toujours accompagné d’actes racistes.

[2] Nous avons bien entendu, les preuves de tout ce que nous affirmons.

[3] Étudiant catholique intégriste issu d’une famille bourgeoise. Il est très tôt membre de SOS Tout Petit Grenoble (ville d’origine). Il débarque à Toulouse il y a 3 ans et y réactive la cellule anti-avortement toulousaine avant d’intégrer et devenir chef des Jeunesses Identitaires Toulousaines. En pleine crise d’adolescence tardive, il est plus satisfaisant de jouer au jeune guerrier rebelle que de fréquenter les grenouilles de bénitier « non pas avant le mariage ».

[4] On se demande encore si Céline est ingénue ou si elle milite au Bloc Identitaire ? Plus sérieusement, oui à la liberté de la presse et à l’investigation, non à la publicité partisane.

[5] On imagine aussi qu’avec ces quelques lignes critiques, les fachos vont s’empresser de se mettre à jour pour mieux paraître occitan. On prédit l’explosion des ventes de bérets et de dicos occitans dans les semaines à venir.

[6] On pensait avoir fait le tour avec les fachos toulousains qui multiplient les exactions fascistes et racistes depuis plus d’un an maintenant : dégradation de locaux syndicaux, agressions physiques, attaques de bars, attaques de concerts…

Publié dans Anti-racisme

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