Quelque 300 femmes "en grève" dans la rue à Toulouse

Publié le par solidaires82

 

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Quelque 300 femmes selon les organisateurs et la police, précédées par une banderole "Grrrève des femmes", ont manifesté jeudi dans le centre de Toulouse pour la journée internationale des femmes en scandant "D'habitude on range, aujourd'hui on dérange".
Cette , où les femmes ne dépassaient pas la quarantaine, appuyait un appel à la "Grève au travail, grève à la maison" lancé pour la journée par l'union syndicale Solidaires de Haute-Garonne, qui regroupe divers autonomes.


Pour une des organisatrices, Julie Caret, ce mouvement est "une première historique" car "cela fait plus de 60 ans qu'il n'y a pas eu de grève des femmes en ". "Nous voulions montrer que si 52% de la population s'arrête, tout s'arrête", a-t-elle dit en citant notamment les services à la personne.
Le cortège, d'où émergeaient des plumeaux et des panonceaux tels que "Les hommes et les femmes sont belles" ou "Dépoussiérons les idées reçues", a parcouru le centre ville en s'arrêtant devant le Théâtre national de Toulouse (TNT) pour dénoncer le traitement des femmes dans les arts, ou face à un grand magasin pour déplorer l'image de la femme dans la mode.
Les différents syndicats membres de Solidaires 31 avaient déposé des préavis de grève dans des entreprises privées et des collectivités locales pour permettre aux femmes d'arrêter le travail.
Mais ni la mairie, ni le syndicat Sud n'étaient en mesure de dire en milieu d'après-midi si ce mouvement avait été suivi dans les crèches ou autres services où le personnel féminin est majoritaire.
Interrogée sur la jeunesse des manifestantes, Michèle Horlaville, la soixantaine, s'est déclarée "très heureuse". "Quand il y a des femmes mûres, on dit que les jeunes s'en fichent. Aujourd'hui, c'est très encourageant, le féminisme reprend d'une autre manière", a-t-elle affirmé.
Parmi les revendications des manifestantes figuraient notamment la disparition des disparités salariales entre les hommes et les femmes, les différences dans les plans de carrière, les "violences au travail", le temps partiel subi, des pensions de retraite inférieures de 48%.

Publié dans feminisme

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