Emplois dans la Fonction publique : le casse du siècle !

Publié le par solidaires82

solidaires-FP--2-.jpg

Depuis 2007, plus de 150 000 emplois supprimés dans la Fonction publique.
C’est le plus grand plan social jamais réalisé dans le monde du travail !
La règle dogmatique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite frappe tous les secteurs de la Fonction publique sans exception.
Certains subissent même la règle du 2 sur 3 !
Qu’on en juge !
Plus de 60 000 emplois en moins dans l’Education nationale
Plus de 30 000 emplois dans la Défense
Plus de 25 000 emplois en moins à la DGFIP
Plus de 40 000 emplois dans le versant de l’Hospitalière dont 4 000 à l’APHP !….
Culture, Finances, Intérieur … pas un ministère n’est épargné par cette politique dévastatrice.


Ainsi depuis cinq ans, les services de l’Etat, de l’Hospitalier et de la Territoriale souffrent de façon dramatique.
Dans la Territoriale et dans l’Hospitalière, le recours aux emplois précaires se multiplie et aggrave la situation.
De ce contexte maintes fois dénoncé par Solidaires Fonction Publique, jailli désormais un état de souffrance au travail sans précédent car assurer les missions devient une difficulté presque insurmontable.
Au delà des pertes de repères, aggravées par la mise en place de la RGPP et de la REATE, chaque service connaît désormais son lot de découragement qui engendre pour certains agents des gestesde désespoir.
A cela s’ajoute depuis 2010 le gel du point d’indice, l’augmentation des cotisations retraites et complémentaires, le prélèvement au titre de la journée de carence en cas de maladie !


Non seulement il y a moins de fonctionnaires mais ils sont aussi moins payés !


Le mépris affiché par le pouvoir envers les fonctionnaires est insupportable.

Pour toutes ces raisons et biens d’autres encore, sans hésitation,

Solidaires Fonction Publique vous appelle à participer à la manifestation nationale organisée par l’union Syndicale Solidaires. Le samedi 24 mars à 13 h place de la Bourse à Paris
Aux côtés de nos camarades du secteur privé dénonçons cette politique anti-sociale.
Plus nombreux, plus forts, nous devons faire entendre notre voix et notre colère !
Solidaires emploi 300
Plus de 5 millions de chômeurs et chômeuses, plus de 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, … et les “ plans sociaux ” s’accumulent, … et les suppressions d’emplois publics se multiplient, … et le chômage partiel, le
temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés comme les seules solutions, … et les discours politiques se succèdent, laissant patrons et banquiers poursuivre la destruction des emplois et de nos vies.
Ca suffit ! C’est ce que disent des millions de travailleurs/ses, de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation.
Ce cri de révolte doit se transformer en espoir de faire fondamentalement changer les choses. Prenons nos affaires en mains !


Manifestation nationale à Paris le samedi 24 mars, pour le droit à l’emploi pour tous et toutes !


L’intersyndicale nationale est utile quand le front unitaire propose et organise des actions à la hauteur des enjeux, du rapport de force nécessaires, des attaques patronales ; ce n’est pas le cas ces derniers mois, mais l’unité demeure nécessaire : la manifestation du 24 mars n’est la propriété de personne, nous la construisons avec tous les collectifs syndicaux et les salarié-es qui se reconnaissent dans l’exigence du droit à l’emploi, la lutte contre les licenciements et suppressions d’emplois.
Soyons offensifs, nous avons toute légitimité à défendre nos revendications, à refuser les suppressions d’emplois. Nous ne sommes responsables ni de la crise qu’ils ont provoquée, ni de la dette qu’ils ont créée ! Depuis des années, les gouvernements sont chargés de privatiser les profits et de socialiser les pertes. Et si on changeait la donne en faisant de la satisfaction des besoins collectifs la priorité commune ?
Des dizaines de milliers d’emplois publics ont été supprimés ces dernières années ; c’est la cohésion sociale, le droit de tous et toutes à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au transport, etc., qui sont ainsi attaqués. Les emplois publics sont utiles, (re)créons-les !
Nous devons imposer des droits nouveaux : droit de véto dans les CE, extension de l’obligation de création de CE aux entreprises de moins de 50 salarié-es, un statut du salarié - applicable à tous et toutes et financé par un fonds patronal mutualisé - pour garantir le maintien du salaire entre deux emplois et les formations de reconversion. Surtout, il faut une répartition différente des richesses que nous produisons : assez de la confiscation par une minorité de ce que produit l’immense majorité … qu’on rejette vers la précarité, le chômage, l’exclusion, au gré des besoins patronaux !
Ensemble, nous réaffirmons le droit à l’emploi pour tous et toutes. C’est une nécessité économique, sociale, et aussi pour améliorer les conditions de travail, la vie au travail, de chacun-e. Nous refusons le chantage patronal et gouvernemental qui incite à baisser les salaires en échange d’emplois … qui seront ensuite supprimés comme de nombreux exemples l’ont déjà montré !
A travers les licenciements, le chômage complet ou partiel, les “ plans sociaux ”, le temps partiel imposé, … les patrons
imposent une réduction du temps de travail à des millions de salarié-es, mais en leur faisant payer ! La solution est la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaire, sans perte de salaire.


De l’argent, il y en a ! Faisons en sorte qu’il serve à celles et ceux qui produisent, et non aux patrons, banquiers et
actionnaires !

Publié dans mobilisations

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article