Droite et extrême droite : les digues sont rompues.

Publié le par solidaires82

Sans_pap-faujour.jpgDepuis 2005, des centaines de décrets et pas moins de onze modifications du Code des étrangers, témoignent de la frénésie sécuritaire et antiimmigrés du gouvernement Sarkozy.

Après l’échec du débat nauséabond sur l’identité nationale de l’automne 2009, la fermeture de la « jungle » de Calais, les attaques contre les Roms, la transposition des directives européennes dans la loi Besson a marqué une nouvelle offensive contre les immigré‐es. Elle sape les fondements de la Constitution qui stipule « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », instaure des régimes d’exception permanents à l’encontre des étrangers et multiplie les discriminations à leur égard.

Outre les propos racistes et stigmatisant envers les immigrés de nombre de politiciens de droite, les politiques d’exclusion, d’expulsion, menées par le gouvernement Sarkozy reprennent globalement le programme du FN.

Le gouvernement Sarkozy n’a plus de limite à sa politique anti‐immigrés, sans‐papiers et migrant‐es légaux sont tous victimes de la xénophobie d’Etat.

En période de crise, le discours de la droite sur le nombre excessif d’immigrés n’est ni plus ni moins la reprise du slogan du FN, un million d’immigrés = un million de chômeurs. Ces propos sont délibérément mensongers. Ils masquent la réalité du taux de chômage, plus élevé pour les immigrés, les causes profondes de la crise que sont le détournement des richesses produites parles salarié‐es au profit des actionnaires et la spéculation toujours davantage favorisés par les politiques gouvernementales.


 

A Gauche : où sans-pap-tardi.jpgest l’audace politique ?



A part en 1981, suite à la victoire de Mitterrand aux présidentielles, où la gauche gouvernementale a pris quelques mesures favorables aux immigrés (carte de 10 ans), celle‐ci est allée de renoncement en renoncement. Expulsions, restriction du droit au séjour, abandon du droit de vote des étrangers, Centres de rétention ...

Aujourd’hui, tous les courants du parti socialiste, se sont prononcés contre la régularisation de tous les sans‐papiers et reprennent l’idée, partagée par la droite, d’une régularisation au cas par cas.

Lors de la grève des travailleurs sans‐papiers de 2008‐2009, le parti socialiste est resté muet et ne leur a apporté aucun soutien. Seul le droit de vote des étrangers aux élections locales, repris au sénat passé à gauche, semble redevenu un objectif pour le parti socialiste.

Tout ceci est un peu court au regard de ce que devrait être une politique de gauche audacieuse et progressiste en faveur des droits des migrants.

Les autres forces politiques de la gauche, comme le Front de Gauche, Europe Ecologie Les Verts, et le NPA, vont plus loin et défendent sans ambiguïté le droit du sol, la régularisation de tous les sans papiers et une carte de 10 ans, le droit de vote des immigrés. 

Publié dans Sans papiers

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